28 septembre 2006
Un acteur noir à la Comédie-Française.
Il est le premier acteur noir à entrer à la comédie-Française. Tout cela commence très tôt, il intègre l'Institut national des arts (Ina) de Bamako, on y enseigne la littérature, la sociologie, la peinture, les arts plastiques, l'artisanat...
Mais pour Bakary ce sera le théâtre. Notamment grâce à Phillipe Dauchez, professeur d'art dramatique venu de Paris, qui crée une nouvelle matière: le théâtre africain. Il l'initie aux textes d'Aimé Césaire et de Léopold Sédar Senghor.
Il décroche une bourse pour passer le concours d'entrée à l'école de théâtre de la rue Blanche, à Paris. Fin 2002, Marcel Bozonnet, ancien prof de Bakary à la rue Blanche, devenu entre-temps administrateur de la Comédie, l'appelle. Ils recherchent un comédien noir pour créer "Papa doit manger", de Marie N'diaye, au printemps 2003.
Cet acteur malien a surtout usé les planches. Côté cinéma il a été dans "Samba Traoré", d'Idrissa Ouedraogo, en 1992. Mais surtout , il passa à côté du rôle interprété par Isaach de Bankolé dans "Black mic mac" de Thomas Gilou. Heuresement que le rôle fût attribué à de Bankolé me diriez vous, car c'est vrai qu'il a été excellent.
Bakary Sangaré n'a pas vraiment joué dans des films, on pourrait en être désolé, mais cela pourrait ne pas tarder. Aussi pourquoi ne tente t-il pas de créer et de promouvoir le théâtre malien, et plus largement le théâtre et cinéma africain. Créer un partenariat par exemple avec ('INA)l'Institut National des Arts.
Le président malien Amadou Toumani Touré, serait peut-être ouvert à travailler sur un plan de développement des arts théâtrales et cinématographiques.
la Comédie-française est certes réputée, c'est une référence pour tout comédien. Mais Bakary Sangaré a besoin de se faire connaître chez les siens ,au Mali. Car fatalement, l'Afrique perd un comédien d'exception. Et cela reste fort regrettable.
Moka
27 septembre 2006
"Ahmad le terrible"
Ahmad Jamal est un superbe pianiste de
74 ans. Les notes de son clavier laissent percevoir une certaine
attention et réflexion, sûrement dû à sa recherche de spiritualité.
Ce n'est donc pas un hasard si son dernier album s'intitule, After Fajr, titre inspiré de la prière que les musulmans font avant l'aube (fajr).
Car depuis 1959, Jamal est converti à l'Islam, qu'il pratique assidûment.
Ahmad Jamal, est un electron libre du jazz, il est méconnu et à la fois célèbre.
En
atteste les déclarations du pianiste Errol Garner, en passant par Keith
Jarret, mais surtout Miles Davis qui déclara dans une interview en
1986, au sujet de celui qu'il avait surnommé: "Ahmad le terrible":
"Ahmad: espace, silence. Toute ma vie, je me suis inspiré de sa sonorité feutrée."
Ahmad Jamal a son style à lui, il
prend toujours tout le monde à contre pieds. Il ne suit jamais la
tendance. Toujours à se balancer entre le be-bop et la
lenteur, le toucher cristallin et les silences.
Mais aussi entre le free jazz et la new soul.
Cette image solitaire, en marge des mouvements, explique son manque de notoriété.
"On croit que l'innovation surgit de
la rupture avec la tradition: Mais l'avant-garde consiste à rattraper
le passé et à le regarder avec des yeux neufs."
Il ne s'agit pas là, de reprises de
morceaux. Non! Ce bonhomme a une perception de la musique beaucoup plus
noble. Mais il s'agit plutôt d'une approche musicale basée sur un
retour de sonorité teintée d'une touche contemporaine.
C'est cette conception de la musique, qui touche toutes les fibres de mon être.
Merci Ahmad.
Moka
24 septembre 2006
Gaspillages alimentaires au Canada
Une pratique qui fait jaser les Africains
Qu’ils soient chinois, arabes, italiens, québécois ou autres, les gérants des magasins et épiceries canadiens ont un réflexe commun : jeter sans scrupule en poubelle, les invendus de produits alimentaires. Habitude nord-américaine ou simple pratique de circonstance ? Alors que plus de la moitié des habitants de la terre croupit sous le poids de la pénurie alimentaire, ce comportement irrite et inquiète les Africains de la Belle Province.
Comme tous les soirs, Khaled entasse des cartons de fruits et légumes invendus en face de son étal et attend que les camions poubelles les emportent. La quarantaine, ce natif de l’Algérie, tient depuis cinq années un point de vente au grand marché Jean-Talon de Montréal. «Que voulez-vous que je fasse des invendus ? Je n’ai pas le choix, je vais les jeter pour ne pas les laisser pourrir sur les étals», dit-il sur un ton neutre. Son collègue Antonio, qui gère une épicerie dans le même marché, renchérit d’une voix naturelle : «Je veux parfois vendre à perte mais personne ne veut acheter un panier de tomates à un dollar. Simplement parce que le client pense que c’est de la tomate pourrie. Je suis obligé de jeter».
A l’instar de ces deux commerçants, la plupart des gérants de magasins et épiceries montréalais destinent les invendus des produits alimentaires tels que la viande, le pain, le lait, le sucre les conserves, les surgelés, etc. aux poubelles. Pourtant au Canada, bon nombre de personnes continuent d’être victimes de faim. Selon le bilan-faim annuel de l’Association Canadienne des Banques Alimentaires (ACBA), «grâce au soutien généreux des donateurs d’aliments et de transport au cours des dix dernières années, plus de 64 millions de livres de produits alimentaires ont été distribués par l’ACBA pour aider à répondre aux besoins alimentaires immédiats de Canadiens affamés».
A qui la faute ?
Au Québec comme dans les autres provinces du Canada, la plupart des commerçants ont les mêmes réflexes. Même s’il n’existe pour l’heure, de chiffres pour quantifier en termes de pourcentage la ratio de nourritures jetées quotidiennement par les commerçants, les banques alimentaires s’accordent à reconnaître qu’une quantité importante d’aliments est jetée en raison du déficit de communication à l’endroit de ces commerçants. Selon Mme Micky Fraterman, Directrice de la communication à l’ACBA à Toronto, il s’agit d’un comportement qui s’explique «en raison de la logique du marché dominé par la surconsommation qui exige un renouvellement permanent des biens en général. De plus, ajoute-t-elle, les magasins qui se contentent de jeter les aliments ignorent qu’ils existent des organismes humanitaires auxquels ils peuvent les donner. Il est alors très difficile de les incriminer pour ça. En revanche, Il y a un gros travail de sensibilisation à faire en ce sens». Jusqu’en 2004 Moisson Montréal, la plus importante banque alimentaire en Amérique du Nord, passait récupérer les produits jetables au marché Jean-Talon pour les distribuer gratuitement aux plus pauvres. Mais par souci de priorité aux grands fournisseurs et de moyens, elle a alors limité ses passages. Mme Johanne Théroux, Directrice Générale de Moisson Montréal s’en explique : «En semaine, nos camions de récupération de denrées sont en opération du fait que nous privilégions la récupération des quantités plus importantes auprès de nos grands fournisseurs. Et parce que notre équipe est très restreinte, nous ne récupérons que les samedis et dimanches dans les marchés publics». Cet organisme qui distribue environ 61 tonnes métriques de denrées par jour s’emploiera bientôt, selon Mme Théroux à «faciliter un maillage avec les organismes de quartiers qui, en lieu et place de Moisson Montréal, vont récupérer ces produits dans les marchés publics pour en éviter le gaspillage».
Mais si la plupart des Montréalais ont fini par s’habituer au jetage des produits alimentaires, les Africains quant à eux, parlent de «gaspillage».
La nourriture, c’est sacré
«Vous me voyez jeter de la nourriture ? Interroge, dubitatif, Oumarou, citoyen canadien d’origine nigérienne. Au Niger, c’est un crime. Si pour les Occidentaux, la nourriture relève simplement du fruit de travail, pour les Africains, il s’agit d’un cadeau, d’un don de Dieu ». Selon lui, la crise alimentaire qui a récemment secoué son pays n’aurait jamais pu se développer à ce point si une toute petite partie des invendus alimentaires jetés au Canada, était parvenue à ses compatriotes. Rodolphe, un résident permanant d’origine camerounaise, précise : « La nourriture relève de l’ordre du sacré dans les sociétés africaines. Dans certaines communautés, il y a tout un cérémonial autour de la nourriture. On invoque les ancêtres et on les invite au repas. Jeter de la nourriture, c’est provoquer la colère des ancêtres et des dieux». Sur un ton accusateur, Elom, étudiant togolais à l’Université de Montréal, ajoute : «Dans une société où l’on produit plus qu’il n’en faut, on assiste toujours à la mauvaise gestion du surplus et plus cruellement à l’oubli des plus pauvres. Pourtant au Canada, il n’y a pas que des riches !».
Ainsi, sans gêne, certains Africains n’hésitent pas à s’approvisionner gratis dans les marchés. C’est le cas de la Congolaise Mélanie, étudiante en baccalauréat à l’Université du Québec à Montréal. Chaque semaine, elle se rend au marché Jean Talon pour remplir son gros sac à dos, des plus belles variétés de concombres, de carottes et d’autres fruits. Mais plus qu’un signe d’indigence, son action, dit-elle, participe à contenir quelque peu le gaspillage alimentaire dans le marché. «Ça m’aide aussi à réduire mes dépenses », explique-t-elle tout en ramassant les produits, indifférente aux regards des passants. Chômeur depuis 11 ans, André, un Canadien d’origine rwandaise, est aussi un habitué des lieux. «Je viens ici tous les deux jours pour me ravitailler en légumes et fruits surtout, témoigne-t-il, le regard fixé sur des cartons de produits. C’est vraiment anormal qu’on jette tout ça !».
Postée par Patient Atcho
22 septembre 2006
17 septembre 2006
On ne peut pas arroser un viel arbre
La culture comorienne doit sa richesse au métissage de son peuple.
Ses archipels se trouvant entre le Mozambique et Madagascar ont été a
travers l’histoire et sont encore un carrefour de cultures. Les
nouvelles recherches menées dans le champ de l’archéologie confirment
la théorie d’une premier population austronésienne qui serait venue
peupler Madagascar et les Comores en partant de l’Indonésie. Les
différentes fouilles archéologiques ne sont pas les seules preuves de
cette théorie car les études anthropologiques et linguistiques, entre
autres, semblent confirmer cette thèse.
Mais les Comores ont été
pendants des siècles l’interface d’autres cultures. À travers le
commerce d’écailles de tortues, d’ivoire et d’esclaves le monde, Arabe,
Bantou et Asiatique sont rentrées en contact sur ces petites îles de
l’océan Indien. Toutes ces cultures on crée un brassage qui fait la
force et la richesse de la population de ces îles.
Pourtant cette
richesse risque de disparaître et sombrer dans l’oubli. Essentiellement
basée sur la tradition orale la culture comorienne, comme grand part
des autres cultures d’Afrique, doit sa survie à la mémoire et la parole
des anciens. Face a la modernisation et l’expansion de la culture de
l’écrit certaines connaisances disparaissent discrédité par leur nature
orale. Mais, si l’appât que l’occident peut avoir sur certains jeunes
se détournant de leur culture, le retour aux Comores de jeunes ayant
suivi leur études en Arabie Saoudite s’avère aussi compromettent pour
la survie des traditions comoriennes.
Pays musulman depuis des
siècles, la Grande Comore a su garder une identité métissé en
conservent des traditions « préislamiques ». Les réponses qui m’ont été
données par Moussa Issiaka, historien d’Iconi et ancien chercheur du
CNDRS, lors d’une interview qu’il m’a gentiment accordée, mettent en
évidence le péril auquel fait face la culture comorienne à cette
époque. Voici une partie de cet interview.
JE VOUDRAIS
REVENIR SUR L'EVOLUTION DES PRATIQUES LIEES AUX DJINNS. SELON VOUS LES
JEUNES QUI VONT ETUDIER EN ARABIE SAOUDITE AURAIENT-ILS UN ROLE DANS
L'EVENTUELLE DISPARITIONS DE CES COUTUMES?
Moi en tant que
traditionaliste je vois mal la disparition de ces coutumes. C’est notre
identité. Ici aux Comores nous avons trois fêtes de l’an : L’année
chrétienne, l’année musulmane et l’ancienne année, l’année de Nairouse.
Cette dernière c’est l’année de culture, l’année de travail qui est
d’origine Perse. Et eux, les ulémas, ils arrivent et veulent supprimer
cette ancienne année et l’année chrétienne parce que ça n'est pas
musulman. Ils font leur discours à la radio et à la télé. Les enfants
revenant des pays arabes veulent interdire tout ce qui ne serait pas
musulman. Moi je dis, pour ce qui ne contrarie pas l’existence de Dieu,
je peux accepter. Par exemple le Daïra, on le fait pas en Arabie
Saoudite et alors on veut le supprimer, mais c’est pour Allah !
Pourquoi interdire de fêter la naissance du prophète sous prétexte que
le prophète ne l’a pas fait ?Tout ce qui ne se fait pas en Arabie
saoudite veut être détruit, c’est ça qui m’écœure.
COMMENT L'ISLAM S'EST IL IMPOSE AUX COMORES ?
Parce qu’on a introduit les chants et les prières dans les coutumes, par exemple dans les mariages et autres fêtes. Et maintenant ces jeunes qui sont allée étudier en Arabie Saoudite, ils vont très vite, ils vont dans les mosquées avec des grands discours. Tu vois un arbres de 70 ans ? Tu veut l’arroser ? Tu rigole ? Nous sommes des vrais Fundi, ils nous prennent pour des petits cochons, des vaut rien.
SELON VOUS QUE VA CHANGER CETTE VAGUE D'IMMIGRATION ETUDIANTE?
Ma vraie inquiétude c’est que nous sommes en train de disparaître, ces gens viennent avec des discours pompeux et les enfants ont la tête vide. Avant il y avait un petit ramadan mais on l’a interdit. Si on en parle aux enfants ils vont dire que les vieux les emmerdent. Les enfants veulent être libres.
AVEZ-VOUS PERCU UNE EVOLUTION DANS LE TEMPS DES PRATIQUES ET DES CROYANCES LIEES AUX DJINNS?
En
1975, à l’époque de la Révolution par le président Ali Soilihi, il a
voulu bannir tout ça, il a pris les livres des écoles, il voulait
effacer toutes ces croyances. Et il a réussi. Mais depuis 1978, depuis
Ahmed Abdallah, tout commence à revenir petit a petit. Mais à Iconi
c’est presque disparu. Je pense, que ces danses vont devenir des danses
modernes. Les artistes s’inspirent déjà des chansons des Djinns pour
écrire des chansons. Ils utilisent les mêmes rythmes. Mais je pense
qu’au fil du temps ces croyances vont revenir. Quand je travaillais à
la radio, en 1980, on a fait une campagne pour dire aux gens d’aller à
l’hôpital. Mais nous n’avons pas des médecins assez compétents pour les
nouvelles maladies, nous avons que des généralistes. C’est ça qui
pousse les gens à penser aux Djinns. Nous sommes au XXIe siècle mais
les Comores restent toujours comme ça. Les médecins s’enrichissent mais
ils tuent. Il n’y a pas d’outils nécessaires. Regardez l’exemple de la
Dingue il y a deux mois…Est-ce que le gouvernement réagit ? C’est ça le
problème ! C’est ça la conséquence.
Sina. Un grand merci à Moussa Issiaka.
16 septembre 2006
Histoires de ceux dont on ne parle pas
Il y à ceux dont on parle, ceux qui nous inspirent, ceux qu'on déteste et ceux qu'on cotoie, puis il y à ceux qui traversent nos vis, ceux dont on ne parle pas, ceux qu'on vois pas, ceux auxquel on ne s'intéresse pas.
EPISODE 1
26345akd.
3éme mois en captivité. Comme un chien je me suis roulé en boulle sur le lit froid. Dehors il caille, il neige, je sens son odeur mélangée avec le shit de mon compagnon de galère. On attend nos jugements.Moi pour présomption de viol. Lui pour braquage avoué.
3 mois sans voir personne de l'extérieur. La pute m'a gâché la vie, même ma mère ne me croit plus. J'avoue, elle m'a bien eut, mais comment peut elle dormir quand elle fait croupir un innocent dans un trou. Mon voisin hier s'est suicidé, une dose mortelle d'héroïne dans le bras. J'ai autant de chances que lui de tomber s'ils ne me sortent pas d'ici avant. Mais quand une femme t'accuse de tentative de viol, quand sa soeur s'improvise témoin, quelle chance à un homme de s'en sortir?
Il y a une semaine ils m'ont foutu dans l'isoloir. Cause: grève de la faim. J'ai cru devenir fou. J'ai compté les minutes puis je suis sombré dans une léthargie jusqu’à l'ouverture de la porte. Mes yeux n'ont pas assimilé la lumière tout de suite mais le coup de matraque je l'ai senti jusqu'au lendemain.
Tout ça est banal. Trop banal pour être un sujet de discussion. Un noir qui viole une fille. Un jeune de cité. Un connard qui n'a rien d’autres a foutre. Un macho, la dernier génération. Trop banal. Qu'il crève dans son trou à rat.
Je suis le déchet typique de la société. Dans la baine à ordure sans espoir de recyclage. Si je sors ça ne changera rien.
Shaina
Je kiffe les rappeurs. Je les cherche et quand je les trouve je ne les laisse pas me passer entre les doigts
La meilleure façon de les trouver c'est bien sûr en soirée mes dés que tu as les premiers contacts les choses viennent d'elles-mêmes. Je côtoie seulement ceux qui sont en tête d'affiche mais mes préférés sont les nouvelles découvertes. J'aime être la quand ils signent un contrat, j'aime avoir fait partie de celles qui étaient là au début.
Ils aiment ce qui brille, les talons, les mini-jupes, les hauts fondus dans le dos, les fesses serrées dans un tissus fin, les cheveux lissés, le maquillage qui brille. Ils aiment quand tu danse dans ton coin, quand tu t'approche s'ils te font signe. Ils aiment t'avoir à côté d'eux quand ils rentrent en soirée, que les autres te matent, qu'ils se demandent qui tu est. Ils ne te demandent pas de parler, juste d'être à côté, une poupée dans la nuit, qu'ils attendent de sauter la soirée finie.
Je suis tout ça. J'en vis. Je suis payé pour me pavaner devant les caméras de vidéo-clips. Mon corps est mon instrument de travail. Je m'asperge de crèmes avant chaque scène, mon maquillage est mon meilleur ami après ma coiffeuse. Je n'ai pas de pitié pour les autres filles, c'est à la guerre comme à la guerre, c'est à celle qui restera le plus longtemps en face de la caméra.
Je suis une belle plante qu'on arrose de cadeaux. Je change de mec comme de mouchoir, je suis connue dans le circuit, mais dans le milieu on est beaucoup, il ne faut jamais baisser la garde.
Le soir quand j'enlève mes talons mes pieds me font mal, ma peau tiraille jusqu'a quand le démaquillant la soulage, parfois je me regarde dans le miroir et je me ne reconnais pas. Mais j'aime le luxe, j'aime me sentir le centre d'attention de tous ces hommes, je ne pourrais pas vivre sans ça. J'ai vendu mon âme au diable, les paillettes sur ma peau ne s'enlèvent plus.
Sarah
26 ans. 1,70 cm. 59 Kg. DEA de Sociologie. 4 langues parlées couramment. 4 stages dans 4 grandes entreprises. Habitant dans 25 M2 d'un ami parti en voyage. Au chômage depuis 1 an. D’origine maghrébine (contre le CV anonyme).
Voilà mes chiffres. Banales pour une jeune femme de 26 ans habitant à Paris en 2006. Ma mère à cet âge était déjà mariée depuis 2 ans. Elle venait d'accoucher de son troisième enfant et vivait sa vie avec mon père dans leur petit appartements.
Moi je squatte depuis 8 mois le canapé d'un ami parti en Inde. Il espère trouver là-bas le chemin de sa vie. Je lui ait filé quelques offrandes pour les Dieux, qu'ils pensent à moi car ici personne n’y pensera.
Je me suis réveillé vers 12h30, juste le temps d'entrevoir la fin d'"Attention à la marche". J'ai envoyé mes 10 CV journaliers et j'ai bouffe un bol de pâtes chinoises acheté hier soir à l’épicerie du coin. Dehors il caille et ça fait 3 jours que je ne sort que pour acheter de quoi mal m'alimenter. Voilà mes journées. Je mate TF1 dans l'attente qu'on m'offre un autre stage en tant que "femme/photocopie/café/merci/aurevoir". Dans les journées ou mon âme d'ex-étudiante refait surface je zappe sur ARTE pour savoir comment attraper un petit oiseau dans la forêt d'Amazonie. On ne sait jamais.
J'ai pensé devenir agricultrice dans une ferme au Paraguay mais ça aurait détruit ma mère que je ne puisse pas rentrer assez souvent pour manger les petits plats qu'elle prépare avec tant de soin.
J'ai pensé apprendre à faire à manger moi même mais dans les 25M2 on n’a pas la place pour un four. Ni pour stocker de la farine d'ailleurs. Je me suis tenue à mes sachets de pâtes chinoises.
J'ai pensé devenir écrivaine. En vain. Pour écrire quoi? Ce qui vend en France c'est le trash. Car même pour vendre un livre de littérature faut passer par la case Ardisson: Sucer c'est tromper? Oui. 5 ans d'études universitaires pour ça.
J'ai pensé alterner stages et petits boulots pur une durée indéfinie. J'y ai pensé 5 minutes, puis j'ai changé de chaîne.
On nous décrit comme une génération sans idéaux. Pourtant on en a un bien précis. Gagner notre vie, acheter notre indépendance. Car se retrouver à 26 ans, sdf dans le salon d'un fou parti en Inde par désespoir, en train de manger de la soupe chinoise en sachet devant Delarue se demandant quelle place doivent avoir les animaux de compagnie dans notre vie, ce n'est pas une vie.
Sina
15 septembre 2006
Tree woman
Non, il ne s'agit pas d'une héroïne de comics, elle ne fait pas
partie de la bande des X men ou des autres super- héros. Même si son
action pour l'environnement lui mériterait une place dans La ligue des
justiciers. Wangari Maathai explosa médiatiquement le 8 ocotobre
2004 en recevant le prix nobel de la paix. Une première à double titre:
jamais la prestigieuse récompense n'avait été attribuée à une femme
africaine, jamais elle n'était venue couronner une action de protection
de la nature. Wangari Mathai ou Wangari Muta, ou encore
affectueusement surnommée tree woman (femme arbre),
créa en 1977 le plus grand projet de reboisement d'Afrique: le "Green Belt Movement"("Mouvement ceinture
Verte", GBM). Cette organisation a pour but de développer la
biodiversité et dans le même temps, cette initiative a permis de donner
des milliers d'emplois aux femmes.
Surtout cette organistation,
composée de beaucoup de femmes, dont le courage et la volonté sont hors
pairs, a planté plus de 30 millions d'arbres pour prévenir l'érosion du
sol.
N'est- ce pas la plus grande chance de réussite de développement
durable, lorsque les africains eux mêmes s'investissent pour sauver
leurs terres??
Wangari Maathai semble nous prouver cela. Ainsi on pourrait affirmer que le succès de Green Belt Movement est sûrement lié au fait que l'initiative de ce projet fût mener par les Africaines elles mêmes.
Car
en effet, comment mesurer l'impact des organisations non
gouvernementales, qui agissent pour l'environnement, sur les
populations locales?
Pour être plus précis, lorsque
les associations d'aides au développement arrivent en Afrique, qu'il
s'agisse d' ONG, ou autres, il y a comme une atmosphère salvatrice, les
populations locales sont en situation
d'attentes et les ONG ou autres
associations pour le développement s'occupent de tout, ne laissant
aucune initiatives mais surtout aucune autonomie aux populations
locales. Au final, l'impact devient partiel, car l'implication ne sera
pas la même étant donné que l'initiative venait d'autres groupes et non
des personnes concernées elles-mêmes, à savoir celles qui vivent cette
réalité au quotidien. Or avec la Green Belt Movement,
l'initiative venait d'une kenyane qui a sû mobiliser les Kenyans et
surtout les Kenyanes
pour protéger leur terre.
C'est
en ce sens que l'action de Wangari Maathai est
un exemple pour toute l'Afrique:
un projet de développement durable,
faite par une femme africaine (kényane). De ce fait, l'entourage
et surtout les générations ultérieures auront un exemple qui leur
montreront que les africains sont eux-mêmes les acteurs majeurs de la survie de leur continent.
Tree
woman, par son courage et sa volonté, est devenue député depuis
décembre 2002 et fût nommée en janvier 2003 ministre-adjoint à
l'environnement, aux ressources naturelles, et à la faune sauvage.
Moka
La femme aux pieds de boeuf
Si le monde visible fait toujours plus mal aux yeux et au cœur celui invisible rempli la vie des Comoriens d’histoire incroyables.Les Djinns, premiers habitants des quatre îles ne vivent plus avec les hommes comme au vieux temps lorsque, les voitures, lasses lampes, l’essence et les autres composantes du monde moderne ne les dérangeaient pas. Mais ils sont la, toujours présent sur leur terre.
Salomon,
pour se venger d’un Djinn ayant volé la bague de sa femme et l’ayant
jeté dans le volcan, chassa tous les Djinns et les envoya sur les îles
Comores. Ils furent les premiers habitants des ces îles volcaniques et
virent l’arrivée des premiers Shirazien. Les Shirazien arrivèrent sur
l’île de grande Comore et allèrent chercher des Africains sur les côtes
du Mozambique. Ces Africains furent dévorés par les Djinns ce qui
décida les Shiraziens d’aller chercher des autres hommes mais aussi des
femmes. Encore une fois les hommes furent dévorés et restèrent
seulement les femmes. Ces femmes se marièrent avec les Djinns et c’est
ainsi que la population se brassa et qu’elle se répandit sur toute
l’île.
Avec l’arrivée des voitures, de l’essence, de phares, et
autres polluants, les Djinns devirent invisibles aux yeux des hommes ne
supportant plus toutes ces odeurs et ces lumières. Avant propriétaires
des lieux ils peuplent maintenant différents endroits : les forêts, les
rochers, la mer, le volcan, les lacs. Pourtant ils gardèrent cette
force qui les distinguent des hommes et qui leur permet de se
métamorphoser en n’importe quoi : une poule, une pierre, un bouc ou un
humain…
Une nuit un Monsieur roulait sur la route entre Iconi et
Moroni. Sur son chemin il aperçut une femme faisant du stop. Il la
laissa monter dans la voiture et continua son chemin. Pendant tout le
trajet l’homme et la femme discutèrent de tout et de rien. Il était
tard le soir et la route n’était pas très visible. A un moment l’homme
s’arrêta pour prendre quelque chose dans la boîte à gant et c’est là
qu’il vit que la femme avait des pieds de bœuf. C’était une femme
Djinn. Il s’évanouit de peur et se réveilla le matin après. Des
habitants d’iconi l’avaient sorti de la voiture et quand il leur
demanda ou était la femme personne ne sus répondre.Il n’y avais aucune
femme lors que la voiture avait dérouté la nuit précédente.
Pourtant
a Mitsoudjé il y a un homme qui était marié a une femme Djinn. Ils
eurent un enfant qui depuis tout petit n’habita jamais a la maison mais
dans une grotte lointaine. L’homme rencontra sa femme dans un lieu
réservé aux Djinns et il vit tout de suite qu’elle était une femme
Djinns. Car si en apparence elle ressemble a une femme, son
comportement la trahit. Étant crée par le feu les Djinns sont très
chauds quand on les touche et n’ayant pas les mêmes besoins que les
hommes souvent ils ne mangent pas. Si a la Grande Comore des hommes se
sont mariés avec des femmes Djinns, sur l’île d’Anjouan les hommes qui
ont accepté de coucher avec des femmes Djinns sont tous morts trois
jours après.
Selon un Mwalimu za madjini on à tous un Djinn en
nous mais celui-ci ne se manifeste pas chez tout le monde. Pourtant, à
la Grande Comore, difficile de rencontrer quelqu’un n’étant pas possédé
par un Djinn ou ne connaissent pas quelqu’un en possédant un. Miroir de
la société comorienne les Djinns sont d’origine différente et lors de
leurs manifestations chez leur hôte c’est leur comportement qui
permettra de connaître leur origine.
Quand il monte à la tête, le
Djinn arabe, Rahuani, oblige la personne à prier et ne la laisse pas
tranquille si elle ne s’exécute pas. Musulman il ne se manifeste pas
les vendredis et pendant le mois de Ramadan. Dans les moments de
possession ou lors du Nkoma za Madjini (dans e des Djinns pendant
laquelle les Djinns se manifestent) la personne se met à parler l’arabe
même sans jamais l’avoir appris, car a ce moment ce n’est plus elle la
propriétaire de son corps et de ces actions mais le Djinn. C’est pour
lui que la personne laisse dans sa maison un plat avec du kaolin et de
l’argent comme offrande, plat qui est pour les autres habitants de la
maison formellement interdit de toucher.
La Trumba est un Djinn
malgache et se manifeste généralement chez les femmes. Il est très
repandu à Mayotte et à Anjouan, îles influencées par Madagascar, mais
il est aussi présent à la Grande Comore. Par le biais des expatriés
comoriens il est arrivée jusqu’en Arabie Saoudite ou des femmes
comoriennes sont devenues très riches grâces a leur pouvoir de
guérisseuses. Les saoudiens possédés par ces esprits ne lésinent pas à
payer au prix fort le voyage et le travail de ces guérisseuses
comoriennes.
Il y a aussi le Djinn d’origine Africaine, le Msomali,
qui est souvent décrit par les Grands Comoriens en tant que « sauvage
». Une description qui cache mal une certaine difficulté de la part des
comoriens d’accepter leurs origines Africaines. Un malaise crée par le
poids de l’esclavage et celui de la prétendue supériorité de l’ancienne
hiérarchie arabe.
Source d’explication de diverses maladies et
malheurs de la vie des comoriens les Djinns ne limitent pas leurs
actions sur les quatre îles mais se manifestent souvent chez les
expatriés comoriens. Beaucoup d’entre eux reviennent au pays afin de se
faire guérir d’une maladie causée par les Djinns ou au contraire
rentrent demander des faveurs aux Djinns, sachant ou les trouver au
pays.
Un
jeune d’Iconi m’a fait part d’une histoire assez curieuse arrivée à un
jeune de Zanzibar parti faire ces études en Angleterre. Lors de son
séjour le jeune homme rencontra une belle fille dont il tomba amoureux.
Celle-ci accepta les avances que son prétendant lui faisait mais lui
imposa des conditions. Avant tout l’homme devais promettre de ne jamais
parler a personne de leur relation et deuxièmement il devais promettre
de ne jamais se marier avec une autre fille qu’elle. L’idée du mariage
étant loin devant lui l’homme accepta.
Tout au long de sa relation
avec cette jeune fille le jeune homme avait les meilleures notes de sa
classe et sa popularité ne cessait de s’agrandir au sein de son
université. Pourtant, pendant des vacances d’été le jeune homme rentra
à Zanzibar pour voir sa famille qu’il n’avait pas revue depuis 5 ans.
Sa maman très contente de le revoir lui annonça qu’elle lui avait
trouvé une femme et que le mariage était déjà programmé. Le jeune homme
accepta car il ne pouvais pas refuser ça à sa mère et de plus il avait
oublié la promesse faite il y a cinq ans à sa copine d’Angleterre.
Après
le mariage il rentra finir les derniers examens en Angleterre mais dés
son retour quelque chose en lui avait changé. Malgré ces années
d’études il n’avait plus aucun souvenir des ces lectures. Incapable de
soutenir les examens il alla se confier à un homme de Zanzibar qui
vivait en Angleterre. Celui-ci étant un grand sorcier compris vite le
problème mais n’ayant pas les compétences pour l’aider il l’envoya aux
Comores. Arrivée aux Comores le jeune homme alla voir le Mwalimu dont
son ami lui avait parlait. Le verdict tomba vite, tous ces malheurs
étaient causés par son ex-copine qui en réalité était une femme Djinn.
A travers l’utilisation de toutes ces compétences le mwalimu arriva à
chasser les mauvais esprits de la vie du jeun homme qui repris toutes
ces compétences.
Les Djinns peuplent un monde invisible complexe
qui fait partie intégrante de la société comorienne. Un monde qui ne
peut être négligé si on veut comprendre la dynamique de cette culture.
Un monde mystérieux pour l’étranger et indissociable du quotidien pour
le comorien qui continue à le faire vivre à travers la tradition orale
malgré la pression de certains fondamentalistes musulmans pour le faire
disparaître.
Sina
14 septembre 2006
Fais-moi rire
J'étais au thêatre hier. Sur scêne il y avait un des comiques du Djamel
Comedy Show. Il m'a fait rire à en pleurer, pourtant je suis sortie de
la salle avec pleins de questions:
Pourquoi les schetchs des comiques noirs ou arabes sont toujours axés sur l'origine ou la couleur de peau du comique?
Les minorités de France doivent-elles mettre encore et toujours en avant leurs différences pour exister?
Ne serait'il pas temps de voir un comique noir ou arabe parler
d'autre chose que de sa couleur de peau ou de son origine ou encore
pire de sa banlieue?
N'est-ce pas jouer au jeu des racistes de s'enfermer dans la case
"noir" ou "arabe" qui n'existe que par sa couleur de peau ou son
origine?
Car s' ils nous font rire, parfois je me demande si au fond ils
nous font pas aussi pleurer. Pleurer de voir qu'en 2006 on en est
encore là, on rigole de la famille africaine ou arabe si différente de
celle qui est française, on rigole parce-que dans nos idées préconçues
la famille française est ce qui est "normal" et tout le reste qui n'est
pas conforme à cela a un pontentiel marrant. La comparaison entre le
comportement des français et celui des minorités est en effet monnaie
courante dans ce type de scetch. Si au début cela peut faire rire, ce
rire laisse ensuite place aux questions.
N'étant pas moi même française et n'habitant ce pays que depuis 2
ans je ne peux me permettre de répondre à ces questions et peut-être
que je me trompe dans mes interrogations mais j'éspére un jour voir un
jeune français d'origine magrebine jouer un scetch sur autre chose que
sa banlieue et son origine.
Tout cela n'enlève rien aux talents de tous ces acteurs et
comiques. Cela n'empêche pas d'applaudir Djamel de donner la
possibilité à autant de jeunes de pouvoir se faire connaître et de nous
faire rire. Car souvent par le rire on arrive a faire passer des
messages.
Sina
09 septembre 2006
De la discrimination positive en France.
La discrimination positive a été
élaborée pour la première fois aux Etas-Unis au début des années 60.
Elle se caractérise par la création d'inégalité afin de promouvoir
l'égalité. C'est un dispositif qui consiste à mettre en avant l'égalité
des chances, qui est rongée par des pratiques racistes ou sexistes
ainsi que par des difficultés socio-économiques.
Dans quels lieux et dans quels
contextes la discrimination positive, ou "affirmative action"
(désignation originelle) a été élaborée?
Elle s'appliqua dans les pays où la
politique de ségrégation était officiellement légalisée. Il s'agit bien
évidemment des Etats-Unis sous la présidence de Lyndon Johnson, mais
aussi en Afrique du sud depuis 1994 ainsi que la Nouvelle zélande
vis à vis de sa population Maoris.
Le point commun de ces trois pays (qui
ne sont pas les seuls) c'était bien l'institutionnalisation de la
ségrégation. Cette politique contraire aux principes des droits
de l'homme a été abandonné.
L'Etat avait donc déclaré
anticonstitutionnelle toute action qui exclurait un individu selon ses
origines ethniques. La discrimination positive intervient
donc dans ces pays dans un soucis de correction, de réparation d'
inégalités que jadis l'Etat avait lui même encouragé.
De ce fait, est - ce que la France,
pays certes colonisateur mais aussi pays dans lequel la discrimination
et la ségrégation n'ont jamais été légalisée voire institutionnalisée,
peut se baser sur l'aspect physique afin de promouvoir des
minorités ethniques?? C'est bien parce que la France n'a pas pratiqué
légalement de ségrégation que la discrimination positive basée sur des
critères physiques n'a pas lieu d'être. Ce faisant, on pourrait
parler de discrimination positive basée sur le territoire, ou sur la
situation financière de l'individu. En fait, pour être plus précis, les
caractéristiques physiques se noieraient dans la territorialité. Ne
serait-il pas plus juste de réserver certains postes à des
individus habitant dans certaines zones géographiques déterminées?? Par
exemple, réserver certains emplois à certains jeunes habitant dans
certains quartiers parisiens, ou certaines cités de banlieues. Ainsi,
on engloberait toute personne quelque soit son origine, et le
point commun serait son lieu d'habitation qui indiquerait que la
personne est plus exposée à des discriminations en raison de son
lieu d'habitation. Lieu de résidence, qui sommes toute est pour
la plupart du temps habité par des populations d'origine africaine,
antillaise, turque, asiatique.... mais aussi d'origine française.
L'idée serait donc d'aider les populations les plus modestes, les plus
exclus du fait de leur lieu de résidence. C'est une conception
rawlsienne que je prône ici, car en effet dans son fameux ouvrage Theory of justice, John Rawls énonce que dans un Etat parfaitement juste il doit être indifférent de naître avec telles caractéristiques plutôt que telles autres. (cf Théorie de la justice,
John Rawls).
La France n' a pas la même histoire que les Etats-Unis, ce faisant la discrimination positive s'appuyant sur les caractéristiques physiques des indivius n'a pas lieu d'être. C'est parce qu'on excluait des individus du fait de leur origine ethnique de manière institutionnelle et légale qu'il était nécessaire de les inclure toujours en vue de leur origine ethnique et toujours par le biais de leviers juridiques, dans les deux cas la France était et est étrangère à toute considération éthnique. En revanche, elle pourrait développer des politiques de coopértation et d'échange avec ses ex colonies, car dans ce cas précis dans les colonies la ségrégation était institutionalisée par l'appareil étatique.
Moka



